Cette date, cette journée,
celle où notre coeur palpite
où on ne comprend plus
où le temps se fige
où on reste pris.
Là-bas, la peine se voit
elle se lit sur les visages,
elle s'exprime.
Ici, elle ne nous rattrappe que la nuit
et dans tous ces silences...
Cette pensée d'enfant
celle où l'on croit les gens invincibles
où on ne pense pas à la fin,
celle-là, était restée encrée en moi
Elle m'a prise au dépourvu
J'avais bêtement oublié
qu'il y avait une fin...
comme un enfant
Une peine qui ne s'explique pas
Qui ne fait que se pleurer
En gardant à jamais ces mots en mémoire
Et quelques remords anodins...
Ici, c'est long, c'est loin...
Mes journées me semblent tellement remplies
mes temps-libres, je les penses
je les réfléchis
et ils deviennent pleins.
Ces bras, j'en ai besoin,
pour me dire que tout ira bien
et me donner une peu de chaleur
dans cette froide humidité...
Les couleurs changent
et tombent
le vent souffle
les flocons apparaissent...
l'hiver arrivera,
et l'été reviendra
Le chant des oiseaux nous le rappellera..
